Avez-vous, vous aussi, le sentiment qu’il est difficile de rester optimiste ces derniers temps? Les tensions géopolitiques, les préoccupations climatiques, l’inflation, les avertissements répétés sur les risques de récession et de bulles financières, ainsi que la pression financière croissante du quotidien dominent l’actualité. Nous y sommes par ailleurs exposés plus que jamais, souvent en temps réel.
Il n’est donc pas surprenant que le pessimisme soit largement répandu.
Et pourtant, en matière d’investissement, cet état d’esprit peut s’avérer plus dommageable que la volatilité des marchés elle-même.
Lorsque l’on prend du recul par rapport au flot constant d’informations, l’histoire comme la finance comportementale livrent un autre enseignement: sur le long terme, l’optimisme n’est pas une approche naïve. C’est une approche rationnelle, car dans un contexte d’investissement, il s’agit de croire en la croissance à long terme tout en acceptant pleinement la volatilité à court terme.
À première vue, l’optimisme peut sembler émotionnel. En investissement, il est pourtant étroitement lié aux faits.
Au cours du siècle dernier, les investisseurs ont traversé la Grande Dépression, des guerres mondiales, des chocs pétroliers, des épisodes d’hyperinflation, plusieurs crises financières, l’éclatement de la bulle Internet, la crise financière mondiale et une pandémie mondiale.
Malgré ces événements, les marchés boursiers mondiaux ont généré des rendements réels positifs sur le long terme. Si les performances à court terme ont souvent été douloureuses et imprévisibles, l’investissement long terme a historiquement récompensé la discipline. Dans cette perspective, l’optimisme n’est pas une pensée magique: c’est une conclusion pragmatique fondée sur des données historiques.
Le pessimisme affecte vos finances de deux manières.
Tout d'abord, cela décourage l'action. Beaucoup de personnes retardent leurs investissements, cessent d'investir ou évitent complètement de le faire, même si c'est l'approche rationnelle, parce qu'elles craignent un effondrement économique imminent.
À l’inverse, les recherches en finance comportementale montrent que les individus plus optimistes sont nettement plus susceptibles d’investir en actions et de prendre des décisions financières orientées vers l’avenir, comme investir sur le long terme plutôt que de conserver trop de liquidités.
Ensuite, le pessimisme conduit à de mauvais choix de timing. Lorsque les marchés baissent, les investisseurs pessimistes ont tendance à interpréter les pertes à court terme comme des dommages permanents. Cela les incite souvent à vendre au mauvais moment, à suspendre leurs versements ou à abandonner complètement leur stratégie à long terme.
Les investisseurs optimistes, en revanche, perçoivent plus volontiers les baisses de marché comme temporaires, attendues, voire comme des opportunités. Cela ne signifie pas qu’ils disposent de meilleures informations ni qu’ils ignorent les risques. Leur force réside plutôt dans leurs attentes vis-à-vis de l’avenir, qui les rendent plus enclins à agir et à tolérer la volatilité inhérente à l’investissement à long terme. Ce qu’ils maîtrisent mieux, ce n’est pas la prévision, mais la réaction.
Cette forme d’optimisme réaliste se situe entre la peur et l’excès de confiance et repose sur trois vérités fondamentales:
Rester optimiste est plus facile à dire qu’à faire. En période d’incertitude, même les investisseurs expérimentés ressentent le doute. C’est pourquoi s’appuyer uniquement sur l’état d’esprit est rarement suffisant.
Une structure d’investissement claire est l’un des moyens les plus efficaces de réduire la pression émotionnelle.
C’est ainsi que l’optimisme réaliste devient concret: non seulement par l’état d’esprit, mais aussi par la structure.
Chez Easyvest, nous concevons des stratégies d’investissement fondées sur ces principes, en utilisant l’investissement indiciel via des ETF. Cette approche réduit la charge émotionnelle liée aux décisions d’investissement et permet aux investisseurs de se concentrer sur ce qu’ils peuvent contrôler: leur horizon de placement, leur rythme d’investissement et leur tolérance au risque.
Car la confiance ne vient pas de la croyance que les marchés ne baisseront pas, mais de la certitude que, lorsqu’ils le feront, votre stratégie d’investissement est conçue pour y faire face.
Avant de réagir aux actualités du marché, posez-vous les questions suivantes:
Si la réponse est non, le bruit du marché n'est qu'une information et ne constitue pas une raison d'agir.
« L'optimisme en matière d'investissement ne consiste pas à croire que les marchés ne baisseront pas, mais à avoir confiance en votre stratégie lorsqu'ils baissent. »
Le test d'orientation de vie est un questionnaire court développé par les psychologues américains Charles Carver et Michael Scheier afin d'évaluer si les individus ont tendance à aborder les événements de la vie avec optimisme ou pessimisme. Vous pouvez en trouver une version ici.
The Psychology of Money, de Morgan Housel, nous rappelle utilement que le succès à long terme en matière d'investissement dépend bien plus du comportement et de l'état d'esprit que du timing et des prévisions.
Le simulateur d'investissement d'Easyvest aide les investisseurs à projeter des résultats à long terme en fonction de leurs objectifs, de leur horizon temporel et de leur plan de cotisation, plutôt que des fluctuations à court terme du marché.