En juin 2026, Easyvest a lancé sa grande enquête sur les Belges et l’argent. Parmi les questions posées: à combien estimez-vous le prix du bonheur, en capital et en revenu? Dans cette série d’été, nous vous dévoilons quelques-unes des réponses, et l’histoire qui les accompagne. En septembre, nous dévoilerons le tableau complet du prix du bonheur pour les Belges!
Ici, Erwan a 43 ans et a déjà financé sa pension. Sa recette ? Un investissement immobilier dans le centre de Bruxelles et de très longues heures de ponçage, peinture et autres travaux, à l’âge des premiers salaires.
J’avais 27 ans, un bon salaire et je me suis demandé ce que j’allais faire des revenus dont je n’avais pas besoin à ce moment-là. J’ai décidé d’investir dans l’immobilier.
J’ai été voir une série de banquiers avec mon sourire Colgate et mes dizaines de tableaux de calculs. Ils m’ont tous ri au nez, sauf un. J’ai pu investir dans un immeuble dans le centre de Bxl. Sa valeur a fait fois trois et demi en seize ans, grâce à mes compatriotes français qui viennent s’installer au centre de Bruxelles.
Si je vends demain, ma retraite est assurée, certes, mais j’ai pris un risque: j’ai fait trois ans de rénovation tout seul. Je n’étais pas bricoleur, autant vous dire que je le suis devenu. Quand mes amis couraient les festivals, j’étais au turbin...
Il fallait donner du sens à mes soirées et week-ends à poncer des planchers et peindre des plafonds : j’aimais l’idée de créer une valeur sociale et morale, de rassembler des locataires qui viennent construire l’Europe. Mes locataires actuels, qui ont l’âge que j’avais à l’époque, ne peuvent plus faire ce que j’ai fait. L’immobilier bruxellois n’offre plus les mêmes perspectives. Peut-être ne voudraient-ils pas le faire non plus? J’ai reporté, c’est clair, une partie de ma jeunesse.
Dans le monde d’aujourd’hui, le changement climatique est la première menace qui pèse sur un investissement immobilier. C’est à l’investisseur de jongler avec les décisions des politiciens pour s’adapter et continuer à offrir un bien habitable...
J’ai toujours eu des facilités avec l’argent comme outil et la construction de projets. Je me suis dirigé vers l’économie et la finance au moment des études supérieures.
Dans ce monde, on m’a appris à être un coureur. Par contre, on ne m’a pas appris que c’était une course de fond qui m’attendait, un marathon plus exactement: 42 kilomètres ou années de cotisation, au moins.
Je suis parti m’acheter des costumes Hugo Boss à un magasin d’usine à Stuttgart. Les costumes étaient de rigueur dans mon premier environnement professionnel...
Quand j’ai retourné ma nouvelle veste de costume vendue comme produite sur place, j’ai vu l’étiquette à l’intérieur: “Made in Romania”! Cela m’a choqué et m'a amené, quelques années et détours après, à m’investir dans des projets sociaux en Roumanie.